Ureaplasma urealyticum : est-ce grave ?
Comprendre cette bactérie souvent méconnue
Découvrir Ureaplasma urealyticum après un test médical peut susciter des inquiétudes. Présente naturellement dans la flore génitale de nombreuses personnes, cette bactérie est souvent bénigne. Cependant, dans certaines conditions, elle peut provoquer des infections et des complications, notamment sur la fertilité ou pendant la grossesse. Alors, faut-il s’alarmer ou rester serein ? Voici un guide complet et fiable pour comprendre les risques et les bonnes pratiques.
Qu’est-ce qu’Ureaplasma urealyticum ?
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Nature : bactérie de la famille des mycoplasmes, dépourvue de paroi cellulaire.
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Rôle : fait partie de la flore intime, aussi bien chez l’homme (urètre, gland) que chez la femme (vagin, col de l’utérus).
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Commensale : en faible quantité, elle est inoffensive.
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Pathogène : peut provoquer une infection si elle prolifère en excès, souvent après un déséquilibre de la flore vaginale ou urétrale.
Taux normal et déséquilibre
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Un taux inférieur à 10 000 ucc/ml est généralement considéré comme normal.
Au-delà, il ne s’agit pas toujours d’une infection, mais souvent d’un déséquilibre de la flore.
Les causes fréquentes de ce déséquilibre :-
Antibiotiques
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Lavages vaginaux répétés
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Tabac
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Changements hormonaux
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IST associées
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Modes de transmission
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Présence naturelle : environ 30 à 50 % des femmes adultes sont porteuses.
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Transmission sexuelle : possible mais moins fréquente que pour Chlamydia ou le gonocoque.
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Transmission mère-enfant : possible à l’accouchement.
💡 Bon à savoir : une personne peut être porteuse asymptomatique et tout de même transmettre la bactérie.
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Ureaplasma urealyticum : est-ce grave ou pas ?
Dans la majorité des cas, non.
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Pas grave : si absence de symptômes et faible quantité détectée.
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À surveiller : en cas de symptômes, pendant la grossesse ou si immunité affaiblie.
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Grave : rare, mais possible avec complications comme salpingite, endométrite, prostatite chronique ou atteintes néonatales.
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Symptômes possibles
Chez la femme :
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Pertes vaginales jaunâtres ou malodorantes
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Douleurs pelviennes
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Brûlures urinaires
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Infections des trompes (salpingite)
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Endométrite, cervicite
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Risque de prématurité ou fausse couche en cas de grossesse
Chez l’homme :
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Urétrite (brûlures à la miction)
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Prostatite aiguë ou chronique
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Douleur à l’éjaculation
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Orchi-épididymite (inflammation testicule + canal spermatique)
Diagnostic
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Prélèvement vaginal ou urétral
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Analyse d’urine (premier jet)
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Test PCR pour identifier le génome bactérien
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Recherche simultanée d’autres IST (Chlamydia, gonocoque, trichomonas…)
Traitement
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Sans symptômes : souvent pas de traitement, mais surveillance possible.
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Avec symptômes : antibiotiques ciblés (tétracyclines, macrolides, quinolones).
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Rééquilibrage de la flore : probiotiques recommandés après traitement.
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Partenaire : dépistage et traitement si nécessaire pour éviter réinfection
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Prévention
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Sans symptômes : souvent pas de traitement, mais surveillance possible.
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Avec symptômes : antibiotiques ciblés (tétracyclines, macrolides, quinolones).
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Rééquilibrage de la flore : probiotiques recommandés après traitement.
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Partenaire : dépistage et traitement si nécessaire pour éviter réinfection
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